Le cerveau multidimensionnel

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Soutenace de thèse le vendredi 9 juin 2017

Vendredi 9 juin à 14h00 en salle de Conférence de l’IBAIC bâtiment 446 - Rez-de-Chaussée - Université Paris-Sud, Rémi Chaussenot présente un exposé intitulé
« Neurobiologie des troubles cognitifs des modèles murins de la myopathie de Duchenne »

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Jury members :

  • Dr. VAILLEND Cyrille, Institut des Neurosciences Paris-Saclay, Orsay, Directeur de thèse
  • Dr. COUTUREAU Etienne, Institut de Neurosciences Cognitives et Intégratives d’Aquitaine, Bordeaux, Rapporteur
  • Pr. RIVIER François, Centre de Référence Maladies Neuromusculaires, Montpellier, Rapporteur
  • Dr. NOSTEN-BERTRAND Marika, Institut du Fer à Moulin, Paris, Examinatrice
  • Pr. GRANON Sylvie, Institut des Neurosciences Paris-Saclay, Orsay, Examinatrice

 

Abstract :
La dystrophie musculaire de Duchenne (DMD) est un syndrome neuromusculaire dû à des mutations dans le gène dmd qui conduisent à la perte d’expression des dystrophines, protéines normalement exprimée dans différents tissus y compris le cerveau. Le profil cognitif des patients est hétérogène et la présence d’une déficience intellectuelle dépend de la position des mutations dans le gène. Cette variabilité s’explique par la complexité du gène dmd qui comprend plusieurs promoteurs internes permettant l’expression cérébrale de plusieurs dystrophines de tailles différentes. Dans ce travail de thèse, nous nous sommes intéressés à deux dystrophines : la dystrophine complète (Dp427), normalement exprimée dans le muscle et le cerveau et absente chez tous les patients DMD, et la forme la plus courte de dystrophine, la Dp71, produit cérébral majeur du gène dmd absente dans un sous-groupe de patients. Ces deux dystrophines ont des fonctions cellulaires différentes : La Dp427, normalement exprimée dans les synapses inhibitrices en interaction avec les récepteurs du GABA, joue un rôle dans la plasticité synaptique, l’apprentissage et la mémoire. Sa perte conduit à des déficits cognitifs modérés. La Dp71, majoritairement exprimée dans les astrocytes périvasculaires, contribue à l’ancrage de canaux ioniques impliqués dans l’homéostasie cérébrale et joue aussi un rôle dans la synapse glutamatergique. La perte de Dp71 aggrave fortement les déficits associés à la perte de Dp427 chez les patients et conduit à une déficience intellectuelle sévère. Les relations génotypes-phénotypes restent à préciser et on suppose qu’au-delà de la sévérité des déficits, la nature même des altérations cognitives, ainsi que que la présence de troubles sensoriels, cognitifs, exécutifs et neuropsychiatriques, dépendent des formes de dystrophines touchées. Pour étudier le rôle de ces deux dystrophines, nous avons utilisé deux modèles murins : la souris mdx uniquement déficiente en Dp427, et la souris Dp71-null uniquement déficiente en Dp71. Une étude comportementale à large spectre nous a permis de mieux caractériser le phénotype associé à la perte de Dp427 et de Dp71, en précisant l’intégrité de la perception et du traitement des stimuli sensoriels auditifs, des réponses émotionnelles et de la réactivité au stress, des performances d’apprentissage, ainsi que de certaines composantes des fonctions exécutives, comme la mémoire de travail spatiale et la flexibilité comportementale. Ce travail a été complété par des études collaboratives visant à caractériser le rôle de la Dp71 dans la plasticité corticale et à développer une approche de thérapie génique pour restaurer la fonction de la Dp427 chez la souris mdx. Nous montrons que la perte de Dp427 perturbe les fonctions GABAergiques, les réponses émotionnelles induites par un stress ainsi que la mémoire émotionnelle et la mémoire à long terme, sans altération majeure des fonctions sensorielles et exécutives. Nous montrons aussi qu’une thérapie génique basée sur des injections systémiques d’oligonucléotides antisens, porteurs de chimies spécifiques et passant la barrière hémato-encéphalique, est capable de restaurer une Dp427 fonctionnelle par la technique du saut d’exon et de compenser les altérations émotionnelles des souris mdx. La perte de Dp71 a un impact différent : Elle altère la balance excitation/inhibition et la plasticité synaptique corticale et perturbe l’apprentissage, la flexibilité comportementale et la mémoire de travail dans des tâches d’apprentissage spatial. Notre étude de ces modèles murins a donc permis de clarifier les relations génotype-phénotype et les bases neurobiologiques de cette maladie, et d’identifier des phénotypes utiles pour valider l’efficacité de traitements ciblant le cerveau dans des études précliniques.

Agenda

  • Vendredi 9 juin 14:00-17:00 - Rémi Chaussenot - Institut Neuro-PSI

    Neurobiologie des troubles cognitifs des modèles murins de la myopathie de Duchenne

    Résumé : Soutenance de thèse.
    Sous la direction de Cyrille Vaillend.
    Équipe Mécanismes cellulaires et moléculaires de la plasticité et de la mémoire.

    Lieu : Sallede conférence IBAIC - Bâtiment 446 rdc, Université Paris-Sud, Orsay

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